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POURQUOI LE JEF

La République Démocratique du Congo (RDC) traverse depuis plus de deux décennies, une période de crise aiguë, période pendant laquelle nous entendons de beaucoup de bouches le refrain suivant : « cette génération est sacrifiée ! » Cette multiforme crise touche foncièrement les conditions de vie sociales et déprave essentiellement les mœurs avec acuité.

On impute sans cesse aux jeunes la responsabilité de leur perdition. Par ailleurs, on devrait aussi interpeller le parent ou me tuteur, lequel est sensé s’occuper de l’éducation de ces jeunes, au lieu de clamer tout haut : »c’est une drôle de génération ! Les oreilles dépassent la tête... » (JPG) Devant cet avenir confus et préoccupant, on se pose des questions suivantes : « Qu’est-ce qui est à la base de l’opiniâtreté de la jeunesse ? Pourquoi ces jeunes, surtout les filles, n’écoutent-ils pas ? Sont-ils devenus fous ? Les parents sont-ils responsables ? Les parents jouent-ils réellement leur rôle d’éducateurs ? N’ont-ils pas relâché certains aspects vitaux de l’éducation de leurs enfants en général et de leurs filles en particulier ?

Toutefois, on constate un certain déséquilibre dans les reproches qu’on fait à la jeunesse : le garçon est scolarisé et soutenu même s’il devient géniteur. La fille par contre est la plus indexées : une fois grosse, elle est chassée du toit paternel et abandonnée à son triste sort ! Même dans les sociétés à vieille démocratie, à peine la femme a accédé au droit de vote, car dans ces sociétés comme dans les nôtres, l’homme se considère toujours supérieur à la femme, si bien que la voix de la femme n’a pas d’écho : « Si je parle, dit la femme, on ne m’écoute pas » « Quand on lui demande de parler, dit l’homme, elle n’ose pas ! » Pourtant Dieu a crée à son image l’homme et la femme (Gén. 1 :27).

C’est ainsi que le Jardin de l’Education de la Fille « J.E.F. », tout en reconnaissant et en soutenant que « Eduquer une femme, c’est éduquer toute une nation », s’attaque à la crise juvénile et communautaire en amont et en aval, en consacrant toutes ses orientations à la File et à la Femme en général.

HISTORIQUE DU JEF

Initié au cours de l’année scolaire 1994-1995 par le Révérend Père Paulin MBENGELE, encore scolastique Joséphite en stage, le « JEF » a vu le jour à Domiongo, dans la province du Kasaï Occidental, en République Démocratique du Congo, Zaïre d’autre fois.

Au départ, c’est l’idée d’une éducation intégrale de la fille, autant pour son épanouissement que pour son intégration harmonieuse dans la société, en complément à sa formation scolaire, qui préoccupe le JEF.

Jadis, c’était à partir des conséquences de guerres de libération et d’agression survenues en 1996 et en 1998, notamment le viol, la discrimination sexuelle, l’analphabétisme, le mariage précoce et illégitime..., que les activités du « JEF » prirent d’élan pour cicatriser les stigmates causés par ces guerres.

Mais, c’est précisément en Août 2000 que ces activités avaient officiellement débuté à Ilebo au Kasaï Occidental comme Organisation Non Gouvernemental (ONG), sous l’initiative d’un groupe de personnes consciencieuses, soutenues par les autorités ecclésiastiques et politico-administratives.

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Aujourd’hui, cette structure nationale, à vocation communautaire pour le Développement, se déploie dans toute son envergure, pour le bien-être de la Fille et de la Femme, en implantant ses cellules d’abord à Kinshasa et plus tard dans les différentes provinces de la RDC .

En fait, pour le « JEF », la réussite de l’éducation de la fille est le début du dénouement de nombreux problèmes de la société humaine (la haine, la violence, la criminalité, le sous développement, la pauvreté, la prostitution, le divorce, la délinquance, le phénomène enfant de la rue, le SIDA, etc.), laquelle éducation permet à la Fille, femme de demain de s’assumer face aux défis de la parité.

 
 
 
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